VERLANGE Manuel

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L’auteur a passé son enfance à Nantes, France.

Après ses études, il est parti enseigner la langue française à Tokyo puis en Belgique.

Il vit actuellement près de Bruxelles, où il travaille à l’écriture de ses romans.

« …Ysaline et moi, nous avons fait de notre mieux pour être à la hauteur, mais on ne devient pas pauvre du jour au lendemain, ça s’apprend. Certains ont eu la chance de naître dedans, évidemment c’est plus facile. Ceux qui n’ont connu que la pauvreté ne se rendent pas compte de l’ampleur de la tâche, tirer le diable par la queue, c’est un entraînement de haut niveau. Nous avons dû faire preuve d’une grande détermination pour ne pas échouer… »

Ecrite en juillet et août 2018, cette farce sociale ignorait encore la brutalité des événements qui allaient marquer la société quelques mois plus tard…
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PAUVRES DE NOUS !

« …Ysaline et moi, nous avons fait de notre mieux pour être à la hauteur, mais on ne devient pas pauvre du jour au lendemain, ça s’apprend. Certains ont eu la chance de naître dedans, évidemment c’est plus facile. Ceux qui n’ont connu que la pauvreté ne se rendent pas compte de l’ampleur de la tâche, tirer le diable par la queue, c’est un entraînement de haut niveau. Nous avons dû faire preuve d’une grande détermination pour ne pas échouer… »

Ecrite en juillet et août 2018, cette farce sociale ignorait encore la brutalité des événements qui allaient marquer la société quelques mois plus tard…

« … Sophie passait les repas à compter les points. Alain n’aspirait qu’à soulager la misère du monde. Gérard regardait la situation avec pragmatisme. Le pays traversait les plus grandes difficultés, il n’y avait plus de place économique pour des réfugiés, les Français devaient penser à eux-mêmes, une question de préférence de la misère nationale. »
« – Il y a des montagnards près du refuge, tu les vois ?
Il n’y avait que la pelouse miteuse bordant le parking du supermarché, mais Marcel Lechat a acquiescé, son père avait besoin de refuge. »

Écrit de septembre 2018 à août 2019, ce roman déroule le fil d’existences qui se télescopent, à la recherche d’elles-mêmes. Le dénouement éclaboussera ces rêves qui les regardent de haut.
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La haine a de beaux jours devant elle

« … Sophie passait les repas à compter les points. Alain n’aspirait qu’à soulager la misère du monde. Gérard regardait la situation avec pragmatisme. Le pays traversait les plus grandes difficultés, il n’y avait plus de place économique pour des réfugiés, les Français devaient penser à eux-mêmes, une question de préférence de la misère nationale. »
« – Il y a des montagnards près du refuge, tu les vois ?
Il n’y avait que la pelouse miteuse bordant le parking du supermarché, mais Marcel Lechat a acquiescé, son père avait besoin de refuge. »

Écrit de septembre 2018 à août 2019, ce roman déroule le fil d’existences qui se télescopent, à la recherche d’elles-mêmes. Le dénouement éclaboussera ces rêves qui les regardent de haut.

Ma mère m’a mis au monde sous deux conditions : apprendre à lire avant d’entrer à l’école maternelle, et écrire un livre qui serait publié. Elle m’a dédié son plus beau sourire.

– Tu seras édité avant tes vingt ans, comme Françoise Sagan. Ton premier roman connaîtra le succès, ne discute pas, c’est non négociable !

Pour commencer, j’ai appris à marcher, car à quatre pattes c’était impossible de tenir un stylo. Il fallait procéder par étapes. Mes premiers dessins d’enfant ont pris la forme de lettres. J’ai commencé par le M de Maman, Maison et Mamma, car j’avais reçu une grand-mère italienne à la naissance, qui m’avait foutu les chocottes avec son chignon à la Rio de Janeiro. Le E a suivi, pour Écrire, et aussi pour Étudier l’alphabet, et enfin pour Et quand est-ce qu’on mange, car maman oubliait souvent les repas lorsqu’elle noircissait ses cahiers d’interminables lignes.
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DEMAIN n'est pas certain

Ma mère m’a mis au monde sous deux conditions : apprendre à lire avant d’entrer à l’école maternelle, et écrire un livre qui serait publié. Elle m’a dédié son plus beau sourire.

– Tu seras édité avant tes vingt ans, comme Françoise Sagan. Ton premier roman connaîtra le succès, ne discute pas, c’est non négociable !

Pour commencer, j’ai appris à marcher, car à quatre pattes c’était impossible de tenir un stylo. Il fallait procéder par étapes. Mes premiers dessins d’enfant ont pris la forme de lettres. J’ai commencé par le M de Maman, Maison et Mamma, car j’avais reçu une grand-mère italienne à la naissance, qui m’avait foutu les chocottes avec son chignon à la Rio de Janeiro. Le E a suivi, pour Écrire, et aussi pour Étudier l’alphabet, et enfin pour Et quand est-ce qu’on mange, car maman oubliait souvent les repas lorsqu’elle noircissait ses cahiers d’interminables lignes.